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Chavannes-sur-Reyssouze

Il se passionne pour la technique de l'écran d'épingles.

Exploitant de son théâtre de marionnettes dans la région de Munich, Albert Maly-Motta se passionne également pour une technique ancienne d’animation cinématographique : l’écran d’épingles.

Une attirance pour le cinéma et les techniques avant gardistes.
Depuis son enfance, Albert cultive son attirance pour le spectacle et plus particulièrement le cinéma.
Le jeune garçon s’intéresse notamment aux techniques de prise de vues, de montage et de réalisation. Les techniques liées aux effets spéciaux le passionnent.
Je voulais devenir expert en trucage. Mais j’ai renoncé par raison car le métier n’était pas sûr et les contrats aléatoires. Regrette Albert.
Au cours de son séjour aux Etats Unis dans les années 80, il a la chance de rencontrer le concepteur d’effets spéciaux américano-britannique Ray Harryhausen qui s’est notamment illustré pour son travail sur plusieurs long métrages des années 1940 dont Monsieur Joe 1949) ou Le Septième voyage de Sinbad (1958).
Inventeur de la technique de la Dynamation ou Stop Motion, il met au point des méthodes originales de mise en mouvement de monstres, de dinosaures bien avant l’arrivée de l’ordinateur et des images numériques.
Le personnage et son immense talent marqueront définitivement Albert.
Des écrans remplis d’épingles.
Puis, c’est un couple de célébrités russes, Claire Parker et Alexandre Alexeïeff qui attireront l’attention d’Albert.
Inventeurs de la technique de l’écran d’épingles dans les années 1930, ils ont apporté sur la scène publique une véritable nouvelle forme d’art.
En mettant en évidence et en scène les ombres produites par l’action de repoussement des dizaines de milliers d’aiguilles et la prise de vue de chaque déplacement, l’artiste parvient à créer une véritable et spectaculaire histoire.
On dit dans le milieu qu’il s’agit la de l’ancêtre du pixel.
Un matériel de récupération.
C’est dans une pièce aménagée de sa maison de campagne bressane qu’Albert passe son temps à découvrir pas à pas les techniques de l’animation sur écran d’aiguille.
Grâce à mon imprimante 3D, j’ai pu fabriquer des cadres de support d’épingles et confectionner un écran suffisamment facile à maîtriser. J’éclaire mes scènes à l’aide d’un projecteur directionnel assez puissant. Et j’utilise un outillage imprévu pour repousser les aiguilles. Ce sont des bouchons de caraffe anciens, car le verre permet un contact doux, des ampoules électriques de différentes formes et grosseurs, des rouleaux de lithographie, du fil de fer ou différents bibelots. Détaille l’artiste.

Toujours plus curieux et déterminé, Albert Maly-Motta vient de contacter à Annecy (Haute Savoie), Alexandre Noyer, appelé l’Epinglé, grand spécialiste mondial de la technique de l’écran d’épingle.
La rencontre imminante devait lui permettre de faire un bond de géant au cœur de sa nouvelle passion.

 

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